Présentation

Présentation

Salut ! Je m'appelle Amélie et je vais vous présenter AVEC son accord la fiction d'une auteur de talent : Umbre77

Plusieurs choses avant de commencer :

Tout d'abord si ce blog m'appartient, la fiction ne m'appartient pas du tout, si je la met sur ce blog, c'est uniquement pour la faire découvrir !

Ensuite hp2000-1975 est le nom du blog et pas de la fiction! Son vrai titre est " Futur et mésaventures " et si je n'ai pas appelé le blog par ce nom, c'est tout simplement car ce titre était trop long pour un titre de skyblog et qu'on me la refusé !

Meme histoire pour les titres des chapitres. Les vrais chapitres de l'auteur sont vraiment très longs, ils font 7 fois les chapitres de ce blog! Comme ils ne tenaient pas dans un seul article de blog, j'ai du les diviser en plusieurs et inventer des titres pour chaque chapitre! Donc tout ces titres ne sont pas les originaux et ont été modifiés par commodité.

Voila, je crois que je vous ai tout dit !

Et maintenant un petit prologue avant de vous lancer dans l'histoire:

Nous sommes en l'an 2000.Le temps a passé depuis la mort de Voldemort! Aujourd'hui, Harry a 20 ans, et tout pour être heureux: sa femme Ginny qu'il aime plus que tout, des amis fantastiques (Sirius et Dumbledore ne sont pas morts), une future carrière de joueur international de Quidditch.....Mais quelque chose manque à ce bonheur: l'amour de ces parents! C'est alors que Dumbledore lui propose quelque chose d'assez spécial..........BONNE LECTURE!

Je vous rapelle aussi que cette histoire est une FANfiction, c'est donc normal que certaines choses ne soient pas comme dans l'histoire de J.K.Rowling (comme sirius et dumbledore vivants par ex) et comme vous l'aurez remarqué plusieurs noms sont en anglais, c'est normal !!!!


Je vous préviens aussi que aucune des images du blog ne sont de moi donc si un des propriétaires n'est pas d'accord, qu'il me le dise !
Dernière chose, je remercie x-ptite-clara-x pour ce superbe montage ^^ !!!
# Posté le vendredi 09 décembre 2005 16:18
Modifié le dimanche 11 novembre 2007 15:54

Chapitre 1: L'anniversaire

Chapitre 1: L'anniversaire

Harry se leva en baillant fortement. Jamais il ne s'était sentit aussi bien. Coucher dans son grand lit, les couvertures rouges remontées jusqu'à son nez, il regarda par la fenêtre d'où il avait une vue sur le ciel bleu. «Excellent jour pour une partie de Quidditch», pensa-t-il, un grand sourire aux lèvres.

Il se leva avec difficulté et fila jusqu'à sa salle de bain où il fit sa toilette et enfila une robe bleu foncé. Bien vite il descendit les escaliers et entra en trombe dans la cuisine. D'un mouvement de baguette magique, il enchanta poêle, oeuf, farine, lait et tout autre objet qui pourrait lui préparer des crêpes sans qu'il n'ait à faire le moindre geste. Puis il fit venir à lui son balai, un éclair des Dieux, le balai le plus performant sur le marché. Attablé, il se mit à astiquer soigneusement le manche.

«Monsieur Potter», s'exclama une voix derrière lui qui lui donna un frisson. «Puis-je savoir ce que vous compter faire avec ce balai ?

- Une partie de Quidditch, voyons, quoi d'autre ?

- Tu ne feras rien aujourd'hui et tu vas retourner tout de suite au lit.» Harry se retourna pour mieux voir son épouse.

Ses longs cheveux roux retenus en natte, les poings sur les hanches, Ginny Weasley Potter le fixait, les yeux brillant de colère.

«Si je comprends bien tu me séquestres ?!

- J'aurai plus facile à attraper un moucheron qu'à t'empêcher d'aller jouer ! Dois-je te rappeler que tu as fait une chute de 20 mètres hier ? Il n'est pas question que tu retournes jouer ! J'ai signalé à ton équipe qu'elle avait une semaine de liberté !

- Mais Ginny. Ce sont les élections pour l'équipe d'Angleterre ! On doit s'entraîner ! Sinon comment veux-tu que j'aille au mondial ?

- Ohh, tu iras au mondial ! Mais dans une chaise roulante si tu continues comme ça !» s'exclama-t-elle d'une voix indignée. Une assiette de crêpes vint se poser devant lui, tandis qu'une éponge enchantée nettoyait la poêle.

«Hermione avait raison !» s'exclama Ginny. «Même débarrasser de Voldemort, tu ne peux pas t'empêcher de faire des bêtises et de risquer ta vie !»

D'un pas décidé, elle s'approcha de lui, lui arracha son balai des mains et partit de la pièce en courant. Harry se leva et la suivit tout aussi rapidement. Il la retrouva près de la cheminée. Un feu vert paisible brillait dans l'âtre. Ginny jeta le balai dedans. Harry crut qu'il allait faire un arrêt cardiaque. Son balai ! SON balai ! Mais son coeur se remit à battre quand elle annonça d'une voix impérieuse «Chez Patmol !!». Aussitôt, le balai disparut. Elle se retourna vers lui d'un air de défi.

«Je n'ai pas le choix c'est cela?» Mais il ne lui laissa pas le temps de répondre. En trois enjambées, Harry était près d'elle et l'embrassait avec passion. Ginny en avait le souffle coupé ! Il ne l'avait plus embrassé comme ça depuis. Depuis quatre mois. Quatre long mois où il s'était plongé dans le Quidditch avec dans l'idée de devenir le champion du monde. Au grand mécontentement de sa jeune épouse ! Et il était proche du but. Il était déjà dans les dix meilleurs du classement des équipes nationales. Encore deux matchs et il avait une chance d'aller au mondial.

D'une équipe minable avec des débuts difficiles, il avait su tirer le meilleur ! Depuis qu'il avait vaincu Voldemort alors qu'il n'avait que 17 ans, Harry avait déclaré qu'il voulait devenir joueur de Quidditch. Et après trois ans d'efforts, il allait y arriver.

En sortant de l'école, Harry avait toutes les prédispositions pour devenir chef de la brigade des Aurors, médicomage, Professeur (et cela dans toutes les branches sauf potions et Histoires de la magie). On lui avait même demandé de devenir le nouveau ministre de la magie ! Mais Harry avait tout refusé. Toutes les offres. Il avait arpenté le monde pendant un an, puis était revenu en Angleterre. Là, il déclencha la plus grande surprise du siècle en demandant Ginny en mariage. Ces deux-là étaient ensembles depuis la sixième année d'Harry. En quittant l'Angleterre, Harry lui avait dit : «Attends moi ! Quand je reviendrais, je te ferai la plus grande surprise de ta vie !» Et il n'avait pas mentit !

Tous les amis d'Harry étaient présents au mariage ! Ron et Hermione (qui allaient bientôt se marier également), Sirius Black, Remus Lupin, Albus Dumbledore et tous les professeurs de Poudlard (Même Rogue), toutes la famille Weasley (depuis le cousin germain jusqu'à la tante éloignée !!!), et bien sûr tous les amis que les deux époux avaient à Poudlard.

Mais outre tous ses amis, Harry avait invité six personnes étrangères. Il les présenta durant le banquet après le mariage. Ginny se souvenait très bien de se jour. Les yeux brillant d'excitation, il était monté sur l'estrade et avait dit :

«Je tiens à vous présenter les membres officiels de mon équipe de Quidditch !» Cette annonce avait plongé toute la salle dans le silence. Puis Ron, Fred et George avaient applaudis, vite suivis de tout les invités. Et il avait présenté SON équipe !

Il y avait d'abord Joshua McDrell, un Américain, surnommé Josh. Il était le gardien de l'équipe et de loin le meilleur. Quelle que soit la façon, il se débrouillait pour arrêter le souaffle et cela souvent au péril de sa vie ! Cheveux gris argentés (une teinture, bien sur), les yeux d'un jaune brillant, il rendait nerveux toute personne croisant son regard, mais il était le plus drôle de l'équipe et ne cessait de faire des blagues ! Venait ensuite Gabrielle Fuse, une Française. Excellente poursuiveuse, elle était la plus belle femme de toute la salle (Ginny en avait été jalouse et avait soupçonné Harry de ne pas seulement être son capitaine). Sa chevelure blonde platine flottait librement dans son cou, (excepté lors des match de Quidditch, où elle les attachait en queue haute), elle avait des yeux mauve et était la plus silencieuse de la bande. Elle ne parlait que quand c'était nécessaire et sa façon de comprendre toutes les situations, quel qu'elles soient donnait des frissons dans le dos. Les deux autres poursuiveurs étaient des jumeaux. Une fille et un garçon, originaire du Japon ! La fille, Setsuko Mihuro, était un vrai bout en train ! Sa vivacité et son énergie en effrayaient plus d'un sur le terrain. Le garçon, Mikohé Mihuro était muet ! Mais Ginny le soupçonnait de faire semblant ! Tous deux avaient les cheveux et les yeux noirs et se ressemblaient comme deux gouttes d'eau, à la différence que Mikohé avait de longs cheveux, alors que Setsuko les avait courts ! Ledaral Arimiel était un Grec, et il était difficile de trouver homme plus froid que lui. Calme, il gardait toujours une expression indifférente sur le visage, excepté sur le terrain, où il devenait un monstre incontrôlable, envoyant férocement les cognards à toute personne osant s'attaquer à lui. Enfin suivait un Africain, qui se prénommait simplement Ali, il était le deuxième batteur. C'était une véritable pipelette et la plupart des gens fuyaient sa compagnie, par crainte de devoir supporter ses longs monologues. Les seules personnes qui le pouvaient le supporter étaient Harry et Gabrielle (des rumeurs avaient courut sur la relation de l'Africain et de la Française).

Comment Harry avait convaincu ses six personnes de devenir ses joueurs et de faire partie d'une équipe qui plus est en Angleterre, personne ne le savait, mais tous étaient d'accord sur un point : c'était la meilleur équipe que l'Angleterre ait jamais connus. Oh, bien sûr, au début on ne les avait pas accepté à cause de toutes ces origines différentes, mais Harry avait renversé toutes les barrières. Il n'avait menacé personne, n'avait tué aucun sorcier, il avait simplement fait joué son équipe contre d'autres. Puis, quand il eut battu toutes le équipes d'Angleterre, il fit courir le bruit que l'Amérique leur proposait de devenir leur équipe nationale. L'idée de perdre des joueurs si extraordinaires avait poussé le Ministère à déclarer l'équipe d'Harry équipe régional de Londres. Ce qui leur donna une ouverture pour les sélections de la future équipe Nationale !

Evidemment, on avait proposé à Harry d'être l'attrapeur de l'équipe national, mais il avait répondu à tous la même réponse : «C'est toute mon équipe, ou rien !» Et ils n'avaient pas eut le choix. Maintenant, il ne restait plus que deux matchs ! Deux matchs et ils seraient l'équipe National et participeraient au mondial. Jamais Harry n'avait été plus proche de son but !

Mais un accident était survenu lors du match précédent. Les batteurs adverses, s'apercevant que Harry avait repéré le Vif d'or, lui avaient lancé les deux cognards en même temps. Si Harry avait pu évité le premier tandis qu'il attrapait le Vif, il ne put s'éloigner suffisamment vite de la trajectoire du second qu'il prit en pleine tête. Il était tombé de 20 mètres ! Et il était resté inconscient trois heures ! Trois longues heures durant lesquelles Ginny crut qu'elle allait mourir de peur. Toute l'équipe était dans la salle d'attente, attendant des nouvelles de leur capitaine. Ginny avait bien faillit étriper Ali qui ne cessait de parler d'une voix suraiguë, mais alors qu'elle faisait un mouvement pour aller stupéfixé le second batteur de l'équipe, Harry était sorti, un sourire rayonnant sur les lèvres ! Et ses premiers mots furent : «Plus que deux matchs les gars et on y est !» Ginny crut qu'elle allait devenir folle.

Un sourire aux lèvres, elle se retourna et s'appuya contre son mari. Celui-ci avait fermé les yeux, étendu dans son lit.

«Tu as encore gagné, mais la prochaine fois je ne te laisserai pas faire !» ragea-t-elle en allant ramasser ses vêtements qu'Harry avait jeté à terre, deux heures plutôt.

«C'est ce que nous verrons», répondit Harry d'un ton de défi en sautant sur la jeune femme.

Et une fois de plus, il avait raison ! Ginny se retrouva bien vite dans le lit, oubliant le monde et tout ce qui les entourait sous les doux baisers de l'homme qu'elle aimait plus qu'elle-même.


~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~


Quand elle se réveilla, ses yeux se posèrent de suite sur l'horloge.

«Mer...»cria-t-elle, réveillant Harry en sursaut.

«Quoi ? Quoi ? Qui a-t-il ?» balbutia-t-il, l'esprit embrumé.

«Il est 17h45 !» s'exclama Ginny comme s'il s'agissait de la chose la plus horrible du monde.

«Et alors ?

- Harry ! J'ai invité tout le monde ! Ils vont arriver dans moins d'une demi-heure,» dit-elle avec précipitation.

«Pourquoi diable as-tu invité tout le monde ?» demanda-t-il en se laissant retombé sur son oreiller tandis que Ginny enfilait une robe de sorcier vert émeraude.

«Harry ! Non mais t'es pas possible ! Nous sommes le 31 juillet, c'est ton anniversaire ! Et toute la famille et l'équipe vont arriver pour le fêter ! Ainsi que Dumbledore, Hagrid et Remus !

- Quoi ?» s'exclama le concerné en se relevant d'un bond.

Mais aucun n'avait à s'inquiéter. En une demi heure, Harry et Ginny firent des miracles. Tandis qu'elle préparait le dîner et faisait un gâteau par la même occasion, lui dressait les tables et des pavillons dans le jardin. Ils étaient tout deux vêtus de robes vert émeraude et se chamaillaient sur la façon la plus élégante de disposer les serviettes de table lorsque Ron et Hermione arrivèrent par la poudre de Cheminette. Ils trouvèrent les deux époux dans le jardin, changeant sans cesse la disposition des fameuses serviettes à coup de baguettes magiques.

«Madame ma soeur, allez-vous cessez d'ennuyer mon meilleur ami lors de son anniversaire !» plaisanta Ron en déposant une enveloppe sur «la table aux cadeaux». Ginny sauta au cou de son frère, non s'en avoir lancé un dernier sortilège pour empêcher Harry de modifier la table.

Tandis que le frère et la soeur se disaient bonjour, Hermione se dirigea vers Harry et l'enlaça.

«Je suis vraiment contente de te revoir Harry !

- On s'est vu hier, raya le brun.

- Blablabla ! Cesse donc de me contrarier et raconte-moi ce que tu as fait aujourd'hui.»

Un sourire carnassier étira ses lèvres tandis que Ginny proposait précipitamment à Hermione et à Ron d'aller déposer leurs affaires dans le hall. Hermione éclata de rire tandis que Ron lançait de petit coup d'oeil vers le ciel, faisant comme s'il n'avait jamais rien entendu.

Un quart d'heure plus tard, l'équipe au grand complet était présente. Et alors qu'ils discutaient tous autour d'un verre de champagne, Percy et Pénélope Weasley arrivèrent, accompagné de leur fils ; Achille. Le petit garçon s'empressa de sauter au coup d'Harry pour lequel il avait une admiration sans borne. Tandis qu'Harry s'amusait avec Achille, Molly et Arthur Weasley arrivèrent, vite rejoint par Fred et Angelina, mariés depuis bientôt un an. George arriva enfin avec Katie dont le ventre annonçait l'agrandissement de la famille Weasley. Bill et Charlie, en compagnie de leurs charmantes épouses et de leurs bambins (ils en avaient tous les deux trois – pour l'instant !). Harry se retrouva bien vite entouré d'une ribambelle d'enfants.

«Comment diable fait-il pour se faire adorer par tous ces abominables mouflets,» lâcha Ron d'un ton sarcastique.

«Il ne les insulte pas», répliquèrent ses trois frères qui était les pères des «mouflets».

Et toute la salle éclata de rire, excepté les enfants qui se disputaient pour avoir l'honneur de monter sur le dos de l'attrapeur et de Ledaral qui ne riait que quand un joueur adverse tombait à cause d'un de ses cognards.

«On s'amuse bien ici j'ai l'impression», lâcha Sirius qui venait d'arriver, le balai d'Harry dans une main, un paquet dans l'autre.

«SIRIUS», s'écria Harry, délaissant les enfants et sautant au cou de son parrain.

«Je suis jaloux,»déclara Ron. «Même à moi il ne me fait pas un accueil pareil !»

Et de nouveau, la maison résonna de rire.

Remus suivit bien vite, et les enfants qui essayaient d'attirer l'attention d'Harry se précipitèrent vers lui.

«Et me voilà libre», ricana Harry en contemplant le loup-garou, étouffé par les enfants.

«Pas pour longtemps», dit une voix douce. Dumbledore venait d'arriver en compagnie d'Hagrid et de son épouse, anciennement connue sous le nom de Mme Maxime.

Tous les convives étant présents, ils s'installèrent aux tables, parlant joyeusement tandis que les enfants s'amusaient non loin, sous le regard attentif de leurs parents. Près de la table s'en trouvait une plus petite, recouverte de cadeaux pour Harry.

Ce dernier s'amusait plus que tout au monde, sautant d'une conversation à l'autre, embrassant Ginny au passage, jouant avec les enfants la seconde suivante.

Avec le bruit qu'ils faisaient, les voisins auraient pu venir se plaindre, mais Harry et Ginny n'en avait pas. Ils vivaient dans une grande maison, éloignée d'une centaine de kilomètres de Poudlard, où ils se rendaient fréquemment pour rendre visite à Ron et à Hermione, qui y travaillaient comme professeurs. Hermione remplaçait McGonagall qui avait pris sa retraite, et Ron était professeur de vol, Mme Bibine étant décédée quelques années plutôt.

Fred et George avaient ouvert leur boutique de farces et attrapes. Installé sur le chemin de Traverse durant les vacances et à Pré-au-Lard durant l'année scolaire, leurs affaires marchaient mieux que jamais, grâce à leurs meilleurs clients : les enfants !

Bill et Charlie travaillaient toujours au même poste, tandis que Percy était passé directeur du département des relations étrangères. Ginny ne travaillait pas, elle avait en poche un diplôme lui permettant d'être infirmière, mais comme elle le disait, son seul malade était Harry, pour lequel elle se consacrait entièrement. Remus Lupin et Sirius Black tenaient une petite librairie à Pré-au-Lard, un vieux rêve du loup-garou que Sirius avait décidé de réaliser quatre ans plutôt. Dumbledore était toujours directeur de Poudlard, mais le vieil homme parlait de plus en plus de prendre des vacances, mais voulait garder son poste pour le confier à Harry lorsque celui-ci arrêterait le Quidditch.

«Vous pouvez attendre longtemps, lâcha Harry d'une voix enjouée au cour du dîner. Je n'abandonnerai pas avant que l'Angleterre soit détentrice de la coupe du monde au moins cinq fois de suite !» Le vieil homme fit une moue boudeuse, mais éclata de rire lorsque Ginny répliqua qu'elle divorcerait avant ou finirait par devenir folle.

La soirée passa très vite et Harry fut prié de déballer ses cadeaux avant que les pères et mères rentrent chez eux pour mettre leurs enfants au lit, ce à quoi les bambins répondirent par de petits cris de protestations que Molly Weasley fit rapidement taire. Elle restait le chef de la famille Weasley, et même les plus jeunes n'osaient la contrarier.

Le cadeau de l'équipe surprit tout le monde ; les joueurs s'étaient alliés et avaient acheté à Harry un bon pour une semaine de vacances. «S'il ne part pas le plus vite possible, ce tyran va nous rendre fou», expliqua Josh, causant l'hilarité générale.

Sirius et Remus lui offrirent un épais grimoire sur lequel il était inscrit : «les sorts et contre sorts». Harry se tourna vers son parrain et son ancien professeur d'un air ahuri, ce qui les fit rire. Avec un coup de baguette magique de Remus, le cadeau reprit sa vrai forme, dévoilant un carton dans lequel se trouvait plusieurs petits gadgets de Quidditch, qui permettait de faire accélérer un vif d'or, rendant un entraînement plus difficile, ou des poids que les joueurs devaient s'attacher aux pieds, entraînant leur force et décuplant leur capacité, au grand dame de l'équipe, mais au grand plaisir de Harry.

Molly et Arthur Weasley lui offraient un énorme sachet de poudre de cheminette, ce qui fit grimacer Harry qui les remercia malgré tout. Albus Dumbledore lui offrait un papier disant qu'il lui offrait son poste quand il voudrait, ce à quoi Harry répondit en lui tirant la langue, mais rangea tout de même le papier avec ses autres cadeaux, en prenant bien soin de le ranger là où il était sûr de le retrouver. Charlie lui offrit un livre sur les dragons très illustré écrit par lui-même et Bill lui donna des potions reconstituantes, recevant les mercis continuelle de sa soeur.

Hagrid lui offrit un album photo dans lequel Harry découvrit plusieurs photos de lui à Poudlard et dont il ignorait totalement l'existence, allant de ses douze à ses dix-sept ans.

«Je les aies eue de Collin Crivey», expliqua le demi-géant. Percy lui offrit des protections de Quidditch plus performantes. Et les jumeaux des farces et attrapes.

Restait le cadeau de Ron et Hermione. Il s'agissait d'une petite enveloppe.

«Non je ne prendrais pas votre poste», plaisanta gaiement Harry, faisant rire toute l'assemblée.

«Ouvre-la donc, gros bêta !» ricana Hermione. Harry, un grand sourire au lèvre, ouvrit l'enveloppe et découvrit un papier blanc sur lequel était écrit en lettre dorée :



Cher monsieur Potter, Nous avons l'honneur de vous désignez comme parrain de notre futur enfant, qui devrait naître au mois de Février. En espérant de tout coeur que vous accepterez, Ron et Hermione Weasley.



Harry sauta au plafond en apprenant la nouvelle et félicita ses deux meilleurs amis. Il bouda ensuite pendant cinq minutes car il découvrit que tout le monde était déjà au courant !

Les parents rentrèrent chez eux vers 21 heures, mais Ron, Hermione, Sirius, Remus, Hagrid et Albus restèrent jusque minuit, tandis que l'équipe daigna rentrer quand Ginny tomba endormie sur sa chaise vers une heure du matin. Sans bruit et à coup de baguette magique, Harry rangea et lava tous les couverts et toutes les tables. Quand il eut fini, il était deux heures et seule restait au milieu du jardin, Ginny, profondément endormie sur sa chaise. Riant légèrement, Harry souleva sa bien-aimée dans ses bras et l'emmena dans leur chambre pour l'étaler avec délicatesse sur leur lit. Il partit ensuite ranger la chaise et fermer la porte. Quand il remonta il fut surpris de découvrir Ginny, assise sur son lit, un paquet sur les genoux. Il n'était pas bien grand, faisant seulement 20 centimètres. Elle lui tendit, un grand sourire aux lèvres. Sous le regard de sa femme, Harry enleva l'emballage cadeaux rouge vif et découvrit un étui entouré de velours. Sans poser de question, il ouvrit la petite boîte et découvrit un petit ruban bleu.

Il resta pétrifié pendant cinq bonnes minutes tout en fixant le petit ruban, puis, tomba à genoux au pied de Ginny, l'enlaçant avec force. Harry se mit à pleurer contre l'épaule de sa femme.

«Oh, Ginny, pleura Harry, c'est le plus beau cadeau de ma vie.»

Ginny passa une main dans ses cheveux et l'embrassa tendrement sur le front.

«Depuis. Depuis combien de temps. ?

- Ça va faire un mois ! C'est prévu pour Mars ! Et d'après les sages femmes, ce sera un garçon. Oh bien sûr, on n'en sera sur que le mois prochain, mais, normalement, c'est un garçon.»

Harry s'assit près de Ginny et l'embrassa avec tendresse.

«Je t'aime, Ginny», lui murmura-t-il.

La jeune femme sourit. Tous deux s'étendirent et plongèrent dans le sommeil, une main posée sur le ventre de Ginny où grandissait déjà la vie de leur futur fils.
# Posté le vendredi 09 décembre 2005 16:22
Modifié le dimanche 11 novembre 2007 15:55

Chapitre 2: Le départ

Chapitre 2: Le départ
En une semaine, Harry prévint tous ses proches de la grande nouvelle. Un deuxième banquet eut lieu, en l'honneur du futur Potter. Harry papillonnait d'un côté à l'autre, plus heureux que jamais. Ses proches ne pouvaient s'empêcher de remarquer son grand bonheur, ce qui leur faisaient très plaisir à tous.

Outre Harry, la nouvelle plue énormément à Hermione et Ron.

«Tu imagines ? s'exclama ce dernier. Ils vont aller à Poudlard ensembles ! Et peut-être qu'ils seront les meilleurs amis du monde, comme nous !

- Il faut espérer qu'ils feront moins de bêtises ! plaisanta Hermione qui discutait avec Ginny.

- On ne faisait pas des bêtises, répliqua Ron, on sauvait le monde !» Les personnes présentes éclatèrent de rire.

A l'avant-dernier match de l'équipe d'Harry, alors que Harry avait attrapé le Vif d'or en moins de cinq minutes, l'équipe proposa de faire la fête pour célébrer leur victoire. A leur grande surprise, le Capitaine refusa de se joindre à eux, déclarant qu'ils devaient rentrer, lui et son épouse. Une fois qu'il fut parti, les joueurs échangèrent des regards graves.

«Il va laisser tomber, lâcha Josh avec colère.

- Ne dis pas de bêtise, râla Setsuko. Pourquoi Harry arrêterait-il ? Nous sommes à deux ans du mondial.

- Peut-être, mais Josh a raison, dit Gabrielle avec tristesse. Harry a de nouvelles responsabilités à présent et courir par monts et par vaux alors que votre femme est enceinte n'est pas très raisonnable.

- Il n'a jamais été raisonnable, fit remarquer Ali.

- Il l'est bien plus que tu ne le crois, grogna Ledaral. Quelqu'un doit savoir. J'y vais.»

Et avant que l'équipe ait dit quoi que se soit, il partit pour rejoindre Les Porte De La Paix, la maison des Potter.



~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~



Harry était occupé à faire du thé et Ginny prenait un bain lorsque Ledaral arriva. Toujours habillé de sa robe de Quidditch, le batteur fixa son capitaine occupé à sortir une tasse pour lui d'un air indiffèrent, comme toujours.

«Alors, commença Harry. Que me vaut cette surprenante visite ?

- Comme si tu ne le savais pas, grogna Ledaral d'un ton froid en prenant la tasse que lui tendait l'attrapeur.

- L'équipe s'inquiète par rapport à la naissance de mon futur fils, n'est-ce pas ?

- Et il y a de quoi ! Franchement Harry, nous aimerions savoir. Vas-tu abandonner l'équipe ?»

Harry prit quelques minutes pour réfléchir, puis répondit :

«Oui.»

Puis après quelques secondes d'hésitation :

«Mais vous n'avez pas à vous inquiétez. Je ne partirais pas avant au moins deux ans, et pas sans vous avoir trouvé un autre attrapeur.»

Ces derniers mots arrachèrent un sourire à Ledaral (!!!).

«Je me doutais que tu répondrais ça et j'approuve ton comportement.

- Vraiment ?

- Oui. Si je devais être père, c'est également ce que je ferai. Et ce qui nous inquiétait le plus était d'aller au mondial sans notre capitaine et sans le meilleur attrapeur du monde.»

Un sourire narquois apparut sur les lèvres de Harry.

«Un compliment de Ledaral Arimiel vaut son pesant d'or», railla-t-il. Ce dernier éclata de rire.

«Peut-être oui, mais ne le dis à personne, je perdrais ma réputation d'homme le plus froid du monde.»

Harry sourit et hocha la tête. Sans un au revoir, Ledaral se leva et s'approcha de la cheminée. Dans une explosion de flammes vertes, il partit rejoindre ses camarades, laissant Harry seul, plongé dans ses pensées.

Quand Ginny lui avait appris qu'il allait être père, jamais il n'avait été plus heureux. L'idée l'enchantait ! Plus que tout il espérait qu'il ressemblerait à Ginny ! Il voulait aussi que son fils soit heureux et qu'il devienne quelqu'un de bien. Son fils. Il n'en était pas sûr, mais les sages-femmes avaient dit que ce serait un garçon et elles se trompaient rarement. Et puis qu'importe, il serait tout aussi heureux d'avoir une fille, du moment qu'elle était sa fille et celle de Ginny, c'était tout ce qui le préoccupait. Et pourtant, depuis une semaine, Harry se sentait triste. Comment pouvait-il être un père ? Lui-même n'avait même pas de souvenirs du sien, si ce n'est ses cris avant de mourir.

Se levant doucement, Harry monta au premier étage. Il s'arrêta quelques secondes pour écouter Ginny qui chantonnait joyeusement dans la salle de bain avant de rejoindre sa chambre. Là, il ouvrit sa garde robe dans laquelle il avait rangé, dans un coin, les albums photos. Il dut soulever un épais carton avant de parvenir à trouver l'album que lui avait offert Hagrid durant sa première année. A peine l'eut-il ouvert qu'une photo de ses parents apparut. Il s'agissait de son père et de sa mère, le tenant dans leurs bras et lui faisant signe.

«Si seulement», murmura Harry.

Deux bras blancs entourèrent ses épaules. Se retournant vivement, il fut surpris de voir Ginny, les larmes aux yeux. Elle était drapée dans une serviette éponge bleu marin et ses longs cheveux dégoulinaient encore d'eau. Harry la serra contre lui, trouvant refuge dans cette étreinte.

«Ils te manquent encore, murmura la jeune femme à son oreille.

- Oui.»

Harry marqua une seconde d'hésitation, puis :

«Ils me manqueront toujours.»

Ginny resserra ses bras au tour de son cou. Harry avait l'impression d'étouffer, mais il s'en moquait. La chaleur du corps de Ginny contre le sien était le plus grand réconfort du monde. Il eut tout à coup envie de tout sortir, enlever tout ce chagrin qui était si souvent resté enfermer en lui.

«Je suis heureux Ginny, lui dit-il en se séparant d'elle et en la fixant dans les yeux. Le plus heureux des hommes. J'ai une femme merveilleuse, je suis un grand joueur de Quidditch et je vais réaliser mon plus grand rêve en affrontant les plus grands joueurs de Quidditch du monde dans deux ans. Je serais bientôt père. Mais malgré tout ce bonheur...

- Il y a un vide, murmura la jeune femme.

- Oui.»

Le silence envahit la pièce. Ginny avait appuyé la tête contre son épaule et contemplait leur reflet dans le miroir appuyé contre la commode qui se trouvait juste en face d'elle.

«Si seulement j'avais pu au moins le voir. Lui parler. Mais non, je ne l'ai jamais vu, je ne sais pas du tout quel genre d'homme il était. J'ai une vague idée des dires de Sirius et Remus, mais ce n'est pas la même chose.»

Harry leva les yeux vers son reflet. Le portrait craché de son père. On lui avait tant répété cette phrase. Puis il regarda les yeux de Ginny. Ces yeux bleu foncé et si beaux. Ces yeux qui l'emplissaient de bonheur chaque fois qu'il les voyait.

Il eut un soupir, puis souleva Ginny dans ses bras. Bien que celle-ci fut surprise de son comportement, elle n'osa sourire ni protester, la tristesse dans le visage d'Harry étant trop grande. Il l'étala sur le lit et ôta ses vêtements. Bien vite, Harry se retrouva nu, la tête sur son épaule.

Ginny savait ce que ça voulait dire. Elle tendit la main et éteignit la lumière.

«Nox Totalis» dit-elle ensuite. Et alors, toutes les lampes de la maison s'éteignirent. Installé dans le noir, la main parcourant la chevelure de son époux, Ginny finit par s'endormir dix minutes après qu'Harry ait plongé dans le sommeil, sous la caresse des doigts de Ginny dans ses cheveux.


~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~


Quand ils se réveillèrent le lendemain matin, Harry se trouva bien plus joyeux que la veille. Il s'excusa auprès de Ginny de sa mélancolie et sauta d'un côté à l'autre en disant qu'il devait aller s'entraîner avec son équipe, ou les Canons les battraient.

«Ils sont nuls, fit remarquer Ginny.

- Six sont nul, mais ils ont un attrapeur remarquable.»

Et sur ses mots, après un tendre baiser et la promesse qu'il rentrerait tôt, Harry partit pour s'entraîner. Cela faisait déjà deux heures qu'il s'entraînait d'arrache pied avec son équipe (dans tous les sens du terme vu qu'il s'était attaché des poids d'entraînement qu'il avait reçu à son anniversaire ; ceux de dix kilos), quand le téléphone portable de Setsuko sonna (la Japonaise ne s'en séparait jamais). Malgré les protestations de son capitaine qui lui disaient de ne pas aller décrocher, celle-ci fila vers le banc où elle avait laisser son portable.

Quelques minutes plus tard, elle fendit le ciel à la poursuite de son capitaine en lui disant de s'arrêter.

«C'était Ginny, lui dit-elle précipitamment. Elle te demande de rentrer immédiatement !»

Harry ne se le fit pas dire deux fois. Avant même d'être descendu de son balai, il transplana chez lui. Il apparut six mètres au dessus de sa maison !! Légèrement gêné par son étourderie, Harry descendit et prit pied au sol, où il eut un mal de chien à marcher avant de s'apercevoir qu'il avait encore ses poids d'entraînement, qu'il n'enleva pas, trop inquiet pour Ginny.

A peine entrée fut-il accueillit par Dumbledore, qui le regarda avec amusement.

«Du calme mon garçon, tout va bien !

- Tout va bien ? Mais. Ginny.

- Je vais bien, dit la concernée en arrivant, un sourire aux lèvres.

- Et si nous allions nous asseoir !», proposa Dumbledore qui tentait de contenir son fou rire.

Ils allèrent s'installer dans le salon où Harry fut surpris de découvrir Ron, Hermione, Sirius et Remus.

«La raison pour laquelle nous t'avons appelé est très simple, commença Dumbledore. Je suis passé ce matin en sachant exactement quelle conversation j'allai avoir avec Ginny. Et comme je l'avais prévu, elle me parla de ce qui s'était passé hier soir.

- Mais comment...

- Laisse-moi terminer Harry, le coupa Dumbledore d'une voix douce, mais autoritaire. Bien reprenons. Ginny me raconta donc tout ce qui s'était passé la veille et j'ai décidé de remédier à la situation.»

Au sourire de tous ses amis, Harry comprit qu'ils savaient déjà ce dont parlait Dumbledore, aussi tourna-t-il un regard interrogatif vers son ancien directeur.

Voyant qu'il avait toute l'attention d'Harry, le vieil homme déclara :

«Que dirais-tu de rencontrer tes parents ?»

Sur l'instant, Harry resta pétrifié, puis, il ouvrit des yeux gros comme des balles de ping-pong. Des questions fusaient dans sa tête, mais il était trop stupéfait pour parler.

«Ce que je te propose, finit par dire Dumbledore avant qu'il ne parle, ce n'est pas de les faire revenir à la vie, ni même d'appeler leur esprit, non, ce dont je parle, c'est de remonter le temps.

- Le temps ? finit par dire Harry qui n'en croyait pas ses oreilles.

- Oui, le temps. De retourner 25 ans plus tôt, si tu préfères.»

Harry resta figé pendant cinq minutes. Remonté le temps ? De 25 ans ? Quel âge aurait ses parents ? La réponse vint de suite : 15 ans. Mais pourquoi diable l'envoyer rencontrer ses parents alors qu'ils n'avaient que 15 ans ?

«Je pourrais très bien t'envoyer les rencontrer alors que tu n'étais qu'un bébé, quelques mois avant leur mort, mais ça ne serait pas un voyage très joyeux, car cela voudrait dire rencontrer tes parents et les laisser espérer une vie heureuse alors qu'ils sont condamné à mourir.

- Mais à 15 ans, ils ont le même espoir, non ?

- Oui, mais à 15 ans, ils ne sont pas du tout conscients du danger qui plane sur leurs têtes et ne s'inquiètent pas de leur futur, plongé dans l'insouciance de l'adolescence. Tandis qu'à 20 ans, tout est diffèrent.

- Ce ne sera pas plus un voyage heureux, fit remarquer Harry. Comment diable pourrais-je les regarder en face en leur cachant leur mort ?

- Il est vrai que ce ne sera pas chose facile, mais c'est pourtant ce que tu devras faire. Je ne t'envois pas là-bas pour changer l'avenir, mais parce que tu pourras le construire.

- Je ne comprends pas.»

Dumbledore eut un sourire indulgent. Il se leva lentement et prit un vieil album qui était posé sur la petite table de salon. Il l'ouvrit, le feuilleta, puis le tendit à Harry en disant :

«Ceci, mon cher ami, est l'album de promotion de 1975. La page que je te montre est celle qui contient les photos des professeurs de l'école. Pourrais-tu regarder celle du professeur de Défense Contre les Forces du Mal ?»

Harry s'exécuta et sursauta lorsqu'il se vit, faisant de grand signe de la main. Il releva la tête et fixa le professeur Dumbledore d'un air incompréhensif. Puis il rebaissa la tête et lut :

«Professeur Harry McDrell. Dit le meilleur professeur de DCFM de Poudlard depuis bien longtemps. Nous vous regretterons tous. Bonne route, les élèves de septième année de Poudlard.» Harry releva la tête et fixa Dumbledore, la bouche ouverte.

«Et vous me le dites seulement maintenant, bien sur, railla l'attrapeur.

- Que veux-tu ? Si je te l'avais dit avant, tu n'aurais jamais eut cette conversation avec Ginny. Et elle ne m'en aurait jamais parlé, donc, je n'aurais jamais eu cette idée ! Vois-tu comme le temps est compliqué ? Et pourtant, tu vas remonter le temps. Tu n'as pas le choix, tu VAS être le professeur de DCFM de 1975. Sirius et Remus t'ont connu avant même que tu ne naisses, bien qu'aucun des deux ne soient au courant.

- Et mes parents ? demanda brusquement Harry en se tournant vers Sirius.

- Que je sache, non, mais ils ont toujours eut l'air d'en savoir plus sur le professeur McDrell que nous, et quand Remus et moi parlions de toi durant notre sixième et septième année, il n'était pas rare qu'un sourire rêveur apparaisse sur le visage de James. Quand à Lily, elle semblait radieuse. Je crois qu'ils ont su, mais ils ne nous l'ont pas dit. Pour une raison qui m'échappe, ils l'ont gardé secret. Mais ils ne devaient savoir que ton identité et pas ton histoire, car James n'est pas du genre à laissé l'Histoire se faire en sachant qu'il va mourir à cause d'une saleté de.

- SIRIUS, interrompit Remus d'un air outré.»

Le concerné haussa les épaules et un sourire sadique apparut sur ses lèvres.

«Malgré notre rencontre, ce n'est qu'aujourd'hui que j'ai compris la vérité et je t'avoue que je trouve ça plutôt drôle. Quand je pense qu'au début de l'année, nous t'avons soupçonné d'être un mangemort.»

Sirius regarda Remus d'un air rêveur, et tout deux finirent par éclater de rire.

Harry, lui, ne savait plus quoi penser. Il se sentait un peu perdu. Remonter le temps, ok. Rencontrer ses parents et ne rien leur dire, ok. Mais en parler avec Sirius et Remus qui savent déjà tout alors que lui ne sait rien, c'était vraiment bizarre. Il sursauta soudain, et fixa Dumbledore d'un air courroucé.

«Il n'est pas question que j'abandonne Ginny ici alors qu'elle.

- Oh, mais Ginny va vous accompagner !

- Comment ? demanda Harry d'un air surpris tandis que son épouse souriait d'un air joyeux.

- Regarde encore l'album, mon chéri, lui dit-elle tout aussi joyeusement que son sourire.»

Harry baissa la tête et tomba sur la photo de Ginny. Souriante, elle faisait également des signes de la main. Ses cheveux étaient attachés en natte, comme à son habitude. En dessous était écris : «Ginny McDrell : l'assistante en infirmerie la plus chanceuse du monde, vu qu'elle a mis la main sur l'homme le plus génial du monde. Nous espérons de tout coeur que votre famille et vous allez bien et nous vous regretterons énormément. Les élèves de septième année de Poudlard.»

«Est-ce un impression ou j'étais fort apprécié ? demanda Harry avec un léger sourire.

- Tu étais fort apprécié, confirma Sirius. Et par tout le monde. Mais c'est vrai que la gente féminine de Poudlard avait un léger faible pour tes petits airs mystérieux.»

Harry sourit encore plus et lança un regard en coin à Ginny qui fit une moue mécontente qui dissimulait mal son sourire.

«Quand vais-je partir ? demanda finalement Harry.

- Le 31 août ; du moins, c'est ce jour-là que tu t'es présenté à moi.» Harry fronça soudain les sourcils.

«Je ne peux pas partir, lâcha-t-il soudainement. Et l'équipe ?

- Il n'y a aucun problème de ce côté-là, intervint Ron. Ton dernier match à lieu dans une semaine, soit dix jours avant ton départ. Les affrontements n'ont pas lieu avant un an, ça te laisse donc un an de liberté. Quand aux entraînements, tu auras les week-end pour les réaliser et ton équipe pourra se débrouiller seule. Et puis, tu peux revenir pendant les vacances.»

Harry hocha la tête d'un air pensif, puis ses yeux se posèrent sur Hermione et sur son ventre qui commençait déjà à s'arrondir (Comment j'ai fait pour ne pas le remarquer plus tôt ???).

«Mais pour mon (ou ma) futur filleul ?»

Hermione eut un ricanement.

«D'abord, c'est une fille, fit remarquer le professeur de Métamorphose de Poudlard. Ensuite, le moyen que tu vas utiliser permet d'envoyer des messages. Aussi, dès que ça commencera, Ron doit t'envoyer un mot pour t'ordonner de rappliquer.

- Et puis-je savoir quel est le moyen de "transport" ?»

Dumbledore se leva et sortit un paquet de quinze centimètres de haut et de dix de large. Il déballa l'objet, découvrant une lanterne en argent. Elle était incrustée de lignes vert émeraude sur les côtés et sur le dessus du couvercle était représenté un sablier en or. Au dessus du sablier se trouvait un bouton en métal.

«Pour voyager, expliqua Dumbledore, il suffit d'allumer la chandelle et d'appuyer sur le bouton en fer en indiquant le lieu et la date. Et pour envoyer un message, il suffit de l'écrire sur un parchemin, de le mettre dans la lanterne, d'allumer, et de dire le lieu, la date et la personne.»

Ainsi fut mit sur pied le projet "voyage". Il était convenu que Harry et Ginny partiraient dans le passé le 31 août et se rendraient à Poudlard en se proposant comme professeur pour Harry et comme assistante à Mme Pomfresh pour Ginny. Harry reviendrait lors des vacances pour entraîner son équipe et lors de la naissance et du baptême de la fille de Ron et Hermione. Ginny devait accoucher en 1975, mais Harry devait envoyer un mot dans le futur, signalant, le nom, la date, l'heure et le poids du bébé de façon à ce qu'il soit déclaré dans leur époque. Ron et Hermione avaient aussi proposé de leur faire une petite visite avec Sirius lors d'un week-end pour rencontrer le nouveau Potter.

Seule la famille proche fut mise au courant, c'est-à-dire la mère et le père de Ginny ainsi que Hagrid ('Il me semblait bien que le professeur McDrell et toi vous ressembliez fort !'). L'équipe, comme tout les autres qui n'étaient pas dans le secret, furent informé que Harry partait en voyage, pendant lequel il ne reviendrait que pendant les vacances. Aucun ne se plaignit, mais tous voulurent savoir où Harry et Ginny partaient, mais ceux-ci restèrent obstinément mystérieux.

Le dernier match permettant à l'équipe d'Harry d'être l'équipe nationale d'Angleterre eut lieu le 21 août 2000. Les Canons se firent massacrer par les Eclairs (le nom de l'équipe !!) et ils furent donc lancés pour le mondial, qui aurait lieu deux ans plus tard.

Le jour J arriva et le 31 août, le peu de personnes au courant du voyage de Harry,se tenaient dans le salon des Portes De La Paix. Harry et Ginny n'emportaient que le stricte nécessaire : de l'argent, leurs faux papiers, des vêtements, la cape d'invisibilité et la carte du maraudeur, du parchemin, Hedwige (qui voulait à tout prix les accompagner), le balai d'Harry (il s'entraînerait quand il pourrait le week-end) et une photo de leur mariage, sur laquelle figuraient Ron, Hermione, Sirius, Remus, Fred, George, Percy, Bill, Charlie et leurs épouses, Hagrid, Molly et Arthur Weasley et bien sur Dumbledore ainsi que Rogue, McGonagall, Flitwick et Chourave. La photo avait bien sûr été enchantée pour que seuls Harry et Ginny voient les autres personnes. Si un étranger la regardait, il ne verrait que Harry et Ginny lors de leur mariage, posant seuls.

Après quelques adieux déchirants, Harry et Ginny se dirigèrent vers la lanterne. Ils pointèrent leur baguette magique sur l'objet et dirent d'une même voix : Lumos. Ce ne fut pas leurs Baguettes qui s'allumèrent mais la chandelle. Posant la main sur le bouton de fer, Harry indiqua clairement : «Le 31 août 1975, à côté de la cabane hurlante !». Une lumière dorée les entoura et dans un pop sonore, ils disparurent.
# Posté le vendredi 09 décembre 2005 16:32
Modifié le vendredi 21 septembre 2007 10:20

Chapitre 3 : Rentrée scolaire

Chapitre 3 : Rentrée scolaire

James se réveilla difficilement, bien confortablement installé dans son lit. Il entendait le tic tac de son réveil qui allait sans doute sonner dans quelques minutes. Soudain, il entendit la porte de sa chambre s'ouvrir et quelqu'un gravir les escaliers. Le pas léger de sa mère parcourut la distance qui séparait le lit de James au-dessus des marches. James feignit le sommeil, et sa mère posa doucement sa main sur son front. Il ouvrit alors les yeux, la faisant sursauter de surprise.

«Je vois que tu es réveillé. Il est l'heure, James. Si tu te dépêches, il se pourrait même que tu sois levé avant ton père !» James sourit, puis, d'un bond, il sauta hors de son lit, prêt à recommencer le vieux défi que lui avait un jour lancé son père : être prêt à partir avant lui !

Un sourire apparut sur le visage pâle de Jennifer Potter, qui descendit et referma la porte de la chambre de son fils. Chambre était d'ailleurs un bien grand mot. En effet, malgré le nombre de pièces que possédait la maison des Potter, James dormait dans le grenier ! Non pas que ses parents l'y aient mis pour le punir ou parce qu'ils ne l'aimaient pas, mais James, dès son plus jeune âge, s'était sentit attirer par la pièce. Il avait fait des pieds et des mains pour que ses parents acceptent de le vider et d'en faire sa chambre, mais il avait réussi. L'avantage de dormir dans le grenier était qu'il pouvait faire autant de bruit qu'il voulait, ses parents ne l'entendaient pas. En plus, il avait une vue imprenable sur tout le village où ils vivaient et comme sa maison était fort grande et que le grenier s'étendait sur toute la longueur de la maison, il avait pour lui la plus grande pièce. Mais plus que tout, il avait l'impression d'être plus chez lui dans le grenier que dans tout autre endroit.

James s'habilla rapidement après avoir fait sa toilette dans la salle de bain improvisée que lui avait construit son père. Puis il descendit les escaliers qui commençaient au centre de sa chambre. Il arriva devant la porte de bois vert qu'il voulut pousser, mais une pression à l'extérieur l'en empêchait.

«Tu as raté James, je suis levé, habillé et j'ai déjà déjeuné, lui dit son père à travers la porte.»

Un grognement s'échappa de la gorge de James tandis que son père ouvrait la porte à la volée. Un sourire long de deux kilomètres s'étendait sur le visage d'Abel Potter.

«Faudra te lever plus tôt pour me battre, fiston.»

Il ébouriffa les cheveux déjà mal coiffés de James et tourna les talons en sifflotant joyeusement. Après un second grognement, James parcourut le reste du couloir et descendit les escaliers qui lui permettaient d'accéder à la cuisine. Les elfes de maison avaient déjà disposé un copieux petit déjeuner sur la table.

Alors que James avait déjà engouffré cinq toasts et but trois bols de lait, la porte de la cuisine donnant sur l'extérieur s'ouvrit, laissant entrer un jeune garçon. Il avait les cheveux et les yeux noirs et un grand sourire illuminait son beau visage. Sirius Black, l'un des garçons les plus appréciés de Poudlard pour son joli visage et son humour, venait d'arriver ! James lui fit un grand sourire et d'un geste de la main, l'invita à s'asseoir, trop occupé à manger pour parler.

«T'es pire que Peter parfois, t'en es conscient ?» plaisanta Sirius. James se contenta de lui lancer un regard sombre et engouffra le reste de son toast.

«Il y a une différence entre moi et Peter, finit-il par dire. Moi, je mange un bon repas pour le déjeuner et je suis parti pour toute la journée. Peter, lui, mange beaucoup à tous les repas et... entre les repas.»

Sirius eut un petit rire tandis que James se levait pour aller chercher son manteau. Par habitude, il prit sa cape, après quoi il se souvint que c'était le 1er septembre, seul et unique jour où il s'habillait comme un moldu, excepté les fois où il allait sur le Chemin de Traverse. Il échangea donc sa belle cape noir contre un blouson moldu.

Sirius le regardait avec un léger sourire, amusé par l'énervement de son ami à devoir s'habiller différemment. Lui était habitué à porter de vêtements moldus, son père n'étant pas un sorcier.

«Tu devrais prendre étude des moldus, comme Remus, fit remarquer Sirius.

- Ça lui ferait trop plaisir. Et puis je préfère la divination, on a rien à faire.»

Jennifer Potter lança un regard perçant à son fils qui fit semblant de ne pas le remarquer. Sirius, lui, avait du mal à contenir son fou rire. Mais Sirius riait tout le temps, et c'était cette capacité à rire de tout qui avait fait de lui et James les meilleurs amis du monde. Tous deux s'étaient rencontrés sur le Chemin de Traverse alors qu'ils n'avaient que six ans. James y était allé avec son père, celui-ci devait faire vérifier sa baguette magique. La mère de Sirius, Helena Black, devait carrément s'en racheter une nouvelle. Et tandis que les adultes discutaient avec Ollivander, Sirius n'avait pas pu s'empêcher d'imiter les mouvements et les expressions du vendeur, entraînant le fou rire de James. Les deux parents furent surpris de retrouver leur deux fils dans la salle d'attente, morts de rire. Et comme Helena et Abel se connaissaient bien vu qu'ils travaillaient tous les deux pour le ministère, les deux enfants se retrouvèrent à plusieurs occasions. Lors de fêtes données par le ministère ou par hasard sur le Chemin de Traverse. James avait adoré Sirius dès les premiers instants. Il riait tout le temps ! Parfois pour un rien ou tout simplement parce qu'il voyait quelque chose qui lui donnait envie de rire. Et James étant un peu comme lui, ces deux-là ne pouvaient que s'entendre. L'amitié des enfants ayant rapproché les parents, les deux enfants purent se voir plus souvent. Et quand ils allèrent ensembles à Poudlard et qu'ils se retrouvèrent ensembles à Gryffondor, ils devinrent réellement inséparables.

Pendant leur premier mois d'école, les deux frères nés dans différentes familles ne cessèrent de faire des blagues et d'embêter leurs camarades et professeurs, tout en prenant soin d'éviter de se faire renvoyer. Puis, le premier mois passé, James commença à s'intéresser à Remus, cet étrange garçon aux cheveux châtain et aux yeux ambre. Sa timidité et sa gentillesse naturel séduisit James ; au grand damne de Sirius qui fit preuve d'une jalousie et d'une méfiance incroyable. Souvent, les autres Gryffondor se moquaient de lui au sujet de sa possessivité pour James. Mais Sirius finit par laisser ses remontrances de côté quand il s'aperçut que Remus gardait un secret qui le terrifiait. Et il s'acharna à le découvrir, convainquant James de fouiner avec lui. Ce dernier se laissa vite embarquer et vers le milieu de leur première année ils découvrirent l'horrible vérité : Remus Lupin était un loup-garou. Etrangement, Sirius se mit à apprécier le garçon et ce fut au tour de James d'être jaloux car Sirius avait tendance à passer plus de temps avec Remus.

Délaissé par son "frère", James fit la connaissance de Peter, le dernier habitant de leur dortoir. Le gros garçon se montra d'abord réservé, voir même effrayé par James qui finit par en découvrir la raison : les Serpentards ne cessaient de l'embêter. Pris d'affection pour le garçon joufflu, James partit en croisade et se mit à le défendre à toutes les occasions, vite rejoints par Sirius et Remus. Et à la fin de l'année, alors que Remus peinait à leur sortir un de ses nombreux mensonges excusant son absence les nuits de pleine lune, Sirius finit par avouer au loup-garou qu'ils savaient, du moins lui et James, mais qu'ils resteraient avec lui. Remus fut d'abord surpris, puis un sourire illumina son visage, le premier vrai sourire que James lui vit cette année-là. Si Peter fut effrayé, il surpassa sa peur, et tout trois décidèrent d'aider leur ami. Ainsi était né le plan Animagus, tout droit sortit des cerveaux ingénieux de Sirius et James. Remus voulut les dissuader, et Peter n'était pas d'accord, mais les deux frères les convainquirent et durant trois ans, ils s'acharnèrent à devenir des animagi.

Ce fut durant le mois de Juillet que Sirius et James se transformèrent pour la première fois ; ils avaient passé des heures dans le grenier de James à s'entraîner. Mais ils pouvaient se transformer et d'après une lettre de Peter, Remus ne serait plus seul les nuits de pleine lune bien longtemps : il y arrivait presque.

Ce fut la tête pleine de tous ses souvenirs que James arriva à la gare de King's Cross. Accompagné de Sirius, qui allait à la gare avec la famille Potter depuis la première année, il passa la voie 9¾ et trouva un compartiment libre, pour partir ensuite à la recherche de Remus et Peter. Ils les trouvèrent sur le quai, occupé à dire au revoir à leurs parents.

«Oui, maman, je ferai attention,» gémit Peter qui essayait de s'échapper de l'étreinte étouffante de Mme Pettigrow.

De son côté, Remus souriait tout en écoutant sa mère lui dirent qu'elle était vraiment fier de lui. Abel Potter les rejoignit et dit au revoir à son fils en lui disant : «Essaye de ne pas te faire prendre dans les couloirs pendant la nuit», ce qui fit sourire James, tandis que Mme Pettigrow le regardait d'un air effaré ; elle n'avait cessé de répéter à son fils de bien faire attention à lui et de ne pas désobéir à ses professeurs. Helena Black, qui était venue avec les Potter, serra son fils dans ses bras ('lâche-moi, m'an, tu me fais honte') et lui dit qu'au moins, il serait en sécurité à Poudlard, remarque typique d'une Auror. Et alors que le train sifflait, signalant l'heure du départ, les quatre amis montèrent dans le train, rejoignirent leur compartiment, faisant de grand signes par la fenêtre à leurs parents.

«Enfin, souffla Sirius en s'affalant dans un siège, j'ai bien cru qu'on ne serait jamais seuls.»

Les trois autres sourirent et s'installèrent également.

«Alors, demanda James en se tournant vers Peter, où tu en es dans ta métamorphose ?

- J'y arrive, mais pas plus de cinq minutes.

- Et tu te transforme en. ? demanda Sirius, visiblement impatient.

- En rat, répondit le joufflu. Et vous ?

- Moi en chien, et James en cerf, répondit précipitamment Sirius.

- Et, je voulais le dire moi-même, se plaignit James.

- Cesse de râler Cornedrue, de toute façon que ce soit moi ou toi, le résultat est le même.

- Cornedrue ? demanda Remus qui parlait pour la première fois.

- Ouais, fit Sirius, un grand sourire aux lèvres, je trouve que ça lui va super bien comme nom sous sa forme animagus, et moi, c'est Patmol.»

James leva les yeux au ciel, faisant rire Remus ; Sirius avait toujours le chic de donner des surnoms à tout le monde.

«Au fait, commença Peter d'un air timide, est-ce que. Est-ce que vous avez terminé.»

Il n'eut pas le temps de finir sa question que Remus lui balança ses devoirs de vacances. Le gros garçon s'empressa alors de les recopier. James et Sirius entamèrent pour la cinq millième fois de leur vie une conversation sur le Quidditch, tandis que Remus se plongeait dans un épais grimoire et que Peter recopiait ses devoirs de vacances.

Soudain, alors que les deux animagi commençaient à monter le ton à cause d'une divergence d'opinion, la porte de leur compartiment s'ouvrit, laissant entrer trois jeunes filles.

La première, bien qu'en uniforme de Poudlard, était la plus élégante. Mais comme le disait si bien Sirius, Rose McMillan pouvait être élégante, même vêtue de guenilles. Rose leur fit un grand sourire, éclairant ses yeux bleus qui paraissaient de glace. Quand Rose était calme, les personnes qui ne la connaissaient pas avaient l'impression qu'elle tirait la tête, mais comme l'avaient appris les Maraudeurs (baptisé ainsi par Sirius), ce n'était qu'une façade. La jeune fille avait en réalité un coeur d'or et se préoccupait plus de ses camarades que d'elle-même. Mais ses yeux étaient froids et ses longs cheveux noirs assombrissaient son visage, donnant l'impression inverse.

La deuxième s'appelait Kelly Parledel. Des trois filles, elle était la plus drôle. Elle avait s'en cesse une blague en tête, et riait à tout, ce qui lui avait valu l'attachement de Sirius. Elle avait de grands yeux bruns rieurs et des cheveux courts brun foncés. Contrairement à Rose, elle avait toujours l'air de sortir d'une tornade. Ses cheveux étaient bien coiffés, mais ses vêtements étaient tout le temps froissés et elle trouait assez facilement son uniforme.

Et venait enfin la troisième, mais pas la moins importante, car il s'agissait de la plus intelligente. Calypso Kerdens avait des yeux noirs profonds et des cheveux blonds qui lui tombaient en cascade sur les épaules. Elle était la plus calme, observait en silence et ne disait jamais rien en classe, s'en doute parce qu'elle comprenait tout. Elle était également poursuiveuse.

Elles étaient toutes les trois de bonnes amies des Maraudeurs, qui les appréciaient beaucoup. Depuis leur première année, les sept Gryffondors s'entendaient à merveille. Il y avait une quatrième jeune fille, mais elle ne restait jamais avec eux et semblait renfermée sur elle-même. Les sept autres avaient finit par l'oublier, tant et si bien qu'ils pensaient à peine au fait qu'elle était dans leur classe.

«Alors quoi de neuf, dit joyeusement Kelly en s'asseyant à côté de Remus qui avait refermé son livre.

- Pas grand chose, Peter n'a pas fait ses devoirs et James et Sirius parlent de Quidditch, tandis que je lis, répondit le loup-garou.

- Pour ne pas changer, ironisa Rose, assise à côté de Peter qui s'acharnait à copier le plus vite possible.

- Et de votre côté ? demanda James.

- J'ai encore faillis étriper Rita Skeeter, répondit Rose d'une voix froide.» Les maraudeurs, Kelly et Calypso se mirent à rire.

«Que t'a-t-elle encore fait ? demanda James d'un air amusé.

- Cette sale pimbêche à osé dire que Poudlard avait trouvé un nouveau professeur de DCFM, mais je sais que c'est faux. Quand ma mère est rentrée hier, elle m'a clairement dit qu'on en avait pas !» La mère de Rose étant au conseil d'administration de l'école, ses informations étaient forcément justes. Mais à plusieurs reprises déjà, Rita Skeeter, une élève de Serpentard, avait prouvé qu'elle en savait plus que les autres. Par un mystère qui échappait à tous les élèves de Poudlard, cette fille était toujours au courant de tout.

«Peut-être qu'ils en ont trouvé un hier soir, proposa Peter, s'attirant un regard noir de Rose.

- Ils auraient prévenu ma mère, répliqua sèchement la jeune fille.

- Pas s'ils l'ont trouvé fort tard et que le ministre a donné son accord, fit remarquer Calypso d'un air évident.»

Rose haussa les épaules et voulut parler, mais la porte du compartiment s'ouvrit. Une jeune femme se présenta dans l'embrasure de la porte, poussant un chariot de bonbons. Les garçons prirent plusieurs sortes, puis, quand la dame fut partie :

«Comment ça se fait que ça soit pas Marie qui ait présenté les bonbons ? demanda James, s'acharnant sur l'emballage de Chocogrenouille.

- T'es pas au courant ? s'exclama Rose d'un air surpris.

- De quoi ? demanda Sirius, qui visiblement, n'en savait pas plus.

- C'est à croire que vous passez vos vacances la tête dans le sable, plaisanta Kelly. Son frère s'est fait tué durant une attaque de Mangemorts.»

Cette nouvelle fut accueillie par des cris de surprise et d'horreur. Marie était une jeune femme très gentille et leur amie depuis la première année. En effet, durant leur premier voyage, James et Sirius s'étaient retrouvés en pleine confrontation avec des futurs Serpentards. Le ton avait sérieusement monté et les baguettes déjà sorties quand Marie était arrivé et avait empêcher les jeunes garçons de se battre. Elle leur avait demandé des explications et Severus Rogue, un Serpentard que les Maraudeurs détestaient plus que tout, avait essayé de tourner la situation à son avantage en faisant croire que tout était de la faute de Sirius et James. Mais Marie ne l'avait pas crue et l'avait envoyé balader. Depuis cette époque, les Maraudeurs s'entendaient vraiment très bien avec la vendeuse, qui, quand elle ne se promenait pas dans le train, venait discuter avec les quatre garçons.

James était bouleversé par cette nouvelle. Depuis six ans déjà, un mage noir passait son temps à terroriser le monde de la magie. Celui-ci s'était réjoui de la chute de Grindelwald, mais un autre psychopathe avait débarqué, beaucoup trop vite au goût de James, car son père était le chef des Aurors et risquaient sa vie tout les jours.

«Il y a eu beaucoup de morts ?» demanda James avec gravité.

Les autres haussèrent les épaules, mais la voix de Calypso résonna aux oreilles de tous quand elle dit :

«375 morts depuis la fin du mois de Juin.»

L'horreur submergea James qui trembla malgré lui.

«Dave Goujon a perdu ses frères et son père y paraît, finit-elle.

- Ses frères ? questionna Sirius. Tu veux dire ses quatre frères ?» Calypso hocha sinistrement la tête.

James frissonna encore plus. Dave était un bon ami à lui car ils étaient tous les deux dans la même équipe de Quidditch. James était poursuiveur avec Calypso et un autre garçon de troisième année, appelé Tom Parkins. Les batteurs étaient Sirius et Dave. Quand à l'attrapeur et bien, il leur en fallait un nouveau, celui de l'année d'avant ayant finit ses études. Mais James avait déjà dans l'idée de prendre Mondingus Fletcher, un sixième et ami de Dave, extrêmement doué sur un balai. Sans oublier le gardien qu'il n'avait plus non plus.

Un silence régnait dans le compartiment. Aucun des sept Gryffondor n'osaient parler, chacun plongé dans ses pensées. James et Sirius, tous les deux près de la fenêtre, regardaient le paysage d'un air morose. Ils étaient concernés d'assez près à cause de leurs parents (la mère de Sirius était une Langue-de-Plomb, dont la couverture consistait à se faire passer pour une Auror !). Remus, lui, fixait son livre sans même le regarder. Les trois filles regardaient en face d'elles, excepté Rose qui semblait en colère et bougeait la tête à gauche et à droite d'un air révolté.

Peter avait la bouche ouverte, la plume posée sur un morceau de parchemin où une énorme tâche d'encre était apparue. Ce fut Sirius qui parla le premier.

«Où est Dave ?»

Tous se tournèrent vers Calypso.

«Je ne vois pas pourquoi c'est à moi que vous posez la question.

- Cesse de faire l'idiote, Cal, où est Dave ? s'emporta Rose.

- Dans le dernier compartiment du fond. Avec Mondingus. J'ai préféré les laisser seuls.»

Le silence s'installa de nouveau.

«Tu ferais mieux d'y aller, finit par dire Kelly, tout à fait sérieuse. Il a besoin de toi.»

Calypso ouvrit la bouche pour démentir ses dires, mais finit par se lever et par quitter la pièce. Tout le monde savait que Dave Goujon avait un faible pour Calypso, et bien qu'elle dise qu'elle ne ressentait rien pour lui, aucun de ses amis n'étaient dupes et savaient qu'elle l'aimait. Le problème était que Calypso était trop timide pour déclarer sa flamme et que Dave croyait qu'elle ne l'aimait pas.

«Avec un peu de chances, ça va les décoincer», plaisanta Kelly. Et tous se mirent à parler du couple, trop heureux de changer de conversation.

Mais Calypso ne revint pas. Ils la virent sortirent du train avec Dave, mais préférèrent rester en arrière. Rien qu'à la tête de leur ami, ils comprirent qu'il valait mieux le laisser encore un peu avec Calypso. Avant de monter dans une diligence, James la vit prendre la main de Dave, rouge comme une pivoine.
# Posté le samedi 10 décembre 2005 14:13
Modifié le dimanche 11 novembre 2007 15:55

Chapitre 4 : Etrange ressemblance !

Chapitre 4 : Etrange ressemblance !

Sans même s'en apercevoir, James se retrouva dans la Grande Salle, attendant avec ses camarades que la répartition se termine. Les premières années défilaient et l'estomac de James hurlait de faim. Cherchant une occupation plus amusante que de regarder les premières, il jeta un oeil à la table des professeurs.

Au centre de la table était assis le professeur Dumbledore, il fixait les premières années et applaudissait à chaque élève réparti. Le minuscule Professeur Flitwick, assis à deux place de Dumbledore (la chaise à côté du directeur appartenait à Minerva McGonagall, directrice des Gryffondor et professeur de Métamorphose) discutait avec le professeur Carpiel, professeur de Potions.

'Les deux meilleurs professeurs de Poudlard discutant ensembles' pensa James.

En effet, les professeurs de Potions et d'Enchantements étaient les préférés de James. Il aimait Flitwick pour sa gentillesse et son humour et Carpiel pour sa compréhension. Il trouvait McGonagall trop sèche, le professeur de Divination, Antonio Barsolli, trop inquiétant, celui de Soin aux Créatures Magiques trop sévère, bref, James n'aimait vraiment que deux professeurs.

Soudain, son regard fut attiré par une jeune femme qu'il ne connaissait pas. Elle avait de longs cheveux roux légèrement ondulés et ses grands yeux bleu foncé rayonnaient. Elle discutait avec le professeur Carpiel qui s'était désintéressé de son collègue et qui lui souriait d'un air charmeur. Mais la jeune femme semblait totalement indifférente à ses charmes et James remarqua qu'elle jetait de temps en temps de petits coups d'oeil vers la fin de la table.

Suivant son regard, James vit un homme qu'il ne connaissait pas non plus, occupé à discuter avec Hagrid, le garde-chasse de Poudlard. L'homme étranger était de bonne taille, plus grand que James de deux têtes. Il avait des cheveux noirs assez longs, coiffés en catogan. Sur son front tombait une mèche blanc vif qui arrivait jusqu'à ses yeux. James eut le souffle coupé par ses yeux. Des yeux verts, comme deux émeraudes brillant dans la nuit. Jamais il n'en avait vu de pareil, pourtant, il avait comme une impression de déjà vu. Et ça ne concernait pas que les yeux de l'homme mais tout son visage. James avait réellement l'impression de l'avoir déjà vu quelque part. Il ressemblait à.

«Il te ressemble», murmura Remus à côté de James, le faisant frissonner violemment. James jeta un regard interrogatif à Remus.

«Il est plus grand, plus musclé, ne porte pas de lunette, a une mèche blanche et des yeux verts, mais supprime tous ces détails et tu verras que c'est ton portrait craché.»

Il n'eut pas le temps de dire quoi que se soit, la répartition étant terminée. Dumbledore se leva, leur souhaita bon appétit et d'un mouvement de la main, tous les plats tant attendus par la plupart des élèves apparurent. James resta figé pendant quelques minutes, puis, son estomac hurlant bruyamment son mécontentement, il se mit à manger.

Plaisantant allégrement avec Sirius, Rose et Kelly, James ne remarqua pas le rapide regard de l'homme aux yeux verts, ni l'étincelle d'amour qui illumina ses yeux durant un bref instant. Mais ce n'était pas le cas de Remus et Calypso, qui fixaient intensément le nouveau.

«Il est bizarre, murmura la jeune fille au loup-garou.

- Oui.

- Il ressembla à James.

- Oui.

- On fait des recherches ?

- Oui.

- Tu ne sais rien répondre d'autres ou quoi ? s'énerva Calypso.

- Si, mais je ne veux pas alarmer James avec sa ressemblance pour cet homme, laissons-le en dehors de ça.»

Calypso haussa les épaules d'incompréhension, puis se tourna vers les autres pour leur demander leur avis sur le nouveau venu quand les plats disparurent et que Dumbledore se leva.

«Bonjour, bonjour chers élèves, dit joyeusement le directeur ! Nous sommes repartis pour une nouvelle année et quelle année !! J'ai enfin réussi à vous dégoter un professeur de DCFM qui me semble normal et qui durera peut-être jusqu'à la fin de l'année (les élèves éclatèrent de rire). C'est pour cette raison que je vous demande d'applaudir haut et fort le professeur McDrell !»

Un grand vacarme suivit ces mots : les Gryffondors, Serdaigles et Poufsouffles applaudissaient gaiement, tandis que les Serpentard tapaient dans leurs mains d'un air déprimé.

«J'ouvre les paris, s'exclama Sirius dans le vacarme générale ! Pas plus d'un mois !!

- T'exagère Si', je dirait. Cinq ! répondit Peter.

- Vous avez faux tous les deux, intervint James ! Je dis qu'il tiendra jusqu'à la fin de l'année !»

Les trois autres Maraudeurs le regardèrent d'un air surpris, la bouche ouverte.

«Tu veux dire. Qu'on va rien lui faire, balbutia Sirius, suffoquant sous la surprise.

- J'ai pas dit ça, répliqua James en regardant Sirius comme s'il était un attardé mental. J'ai juste dit ; il tiendra jusqu'à la fin de l'année !»

Sirius, Peter et Remus eurent en même temps un sourire malicieux, mais ils n'eurent pas le temps d'ajouter quoi que ce soit : Dumbledore était en train de recommencer à parler, faisant taire les autres élèves.

«Outre cette bonne nouvelle, j'ai l'honneur de vous annoncer que cette année, Mme Pomfresh ne sera pas seule à soigner vos blessures et autres petits problèmes. Nous accueillons en effet cette année une dame qui aidera notre infirmière (il jeta un petit coup d'oeil aux Gryffondors et Serpentards) pour les éventuelles accidents qui pourraient vous arriver. Je vous pris d'accueillirent Mme McDrell !»

Les élèves applaudirent de nouveau, mais cette fois, les Serpentards se joignirent à eux.

«Vous croyez qu'ils sont mariés ? demanda Rose d'un air curieux en continuant d'applaudir.

- Non, dit James d'un ton sarcastique, ils ont le même nom par pur hasard !

- Ha Ha Ha. Ha, dit Rose en espaçant bien ses "rires". Non franchement ??

- Sans doute, intervint Remus. Ils ont tout les deux une alliances et le même nom. Sans oublier l'amour qu'il y a entre eux.» Les autres ne dirent pas un mot de plus. Les trois filles étaient au courant de la situation particulière de Remus. La petite bande avait appris depuis longtemps à faire confiance au sens du lycanthrope.

«Après ces merveilleuses nouvelles, dit Dumbledore lorsque les élèves cessèrent de parler et d'applaudir, je suis bien triste de devoir vous rappeler les sombres évènements qui ont eu lieu pendant les vacances. En l'honneur de toutes les personnes qui ont, malheureusement trouvé la mort à cause de Lord Voldemort, je vous invite à faire une minute de silence.»

Toute la grande salle plongea alors dans un silence étonnant. Du coin de l'oeil, James vit Calypso prendre la main de Dave dans la sienne. Il n'osa pas sourire, de peur d'avoir l'air déplacé avec tous ces visages grave qui l'entouraient.

«Bien, s'exclama gaiement le directeur, faisant sursauter tout le monde. En raison des derniers évènements, les sorties à Pré-au-Lard sont annulées (cris de désapprobation parmi les élèves, bien vite éteints face à l'expression agacée de Dumbledore). Néanmoins, pour soulager vos esprits d'adolescents (plusieurs septième années grimacèrent) sans cesse en recherche d'aventures (petit regard vers les Maraudeurs) je vous annonce qu'il y aura un bal à Noël et que plusieurs activités seront organisées pour vous durant vos vacances et week-end ! (Les élèves se mirent à parler gaiement, mais après une détonation de la baguette de McGonagall, le silence revint). Je suppose que je n'ai pas besoin de vous rappeler que la forêt interdite ne porte pas son nom pour rien, et que la magie (il regarda rapidement les Serpentards) dans les couloirs n'est pas autorisée. Sur ce, je ne vais pas vous retenir plus longtemps : Bonne nuit à tous!!»

Il eut alors un brouhaha de chaises raclant le sol et de conversations surexcitées et les élèves se dirigèrent vers leurs dortoirs respectifs.

James eut à peine conscience de son trajet vers la salle commune des Gryffondors tellement il était fatigué et il dut faire un effort hors du commun pour bien entendre le mot de passe "Paix". Il monta dans son dortoir après avoir dit un vague bonne nuit à Calypso, Rose et Kelly et monta se coucher. Sirius eut un mal de chien à le persuader de se changer au lieu de se coucher tout habillé. Quand il fut dans son lit, pourtant, malgré sa grande fatigue, James ne put s'empêcher de penser, juste avant de s'endormir : «C'est vrai qu'il me ressemble.»
# Posté le samedi 10 décembre 2005 14:23
Modifié le jeudi 16 août 2007 16:47