En une semaine, Harry prévint tous ses proches de la grande nouvelle. Un deuxième banquet eut lieu, en l'honneur du futur Potter. Harry papillonnait d'un côté à l'autre, plus heureux que jamais. Ses proches ne pouvaient s'empêcher de remarquer son grand bonheur, ce qui leur faisaient très plaisir à tous.
Outre Harry, la nouvelle plue énormément à Hermione et Ron.
«Tu imagines ? s'exclama ce dernier. Ils vont aller à Poudlard ensembles ! Et peut-être qu'ils seront les meilleurs amis du monde, comme nous !
- Il faut espérer qu'ils feront moins de bêtises ! plaisanta Hermione qui discutait avec Ginny.
- On ne faisait pas des bêtises, répliqua Ron, on sauvait le monde !» Les personnes présentes éclatèrent de rire.
A l'avant-dernier match de l'équipe d'Harry, alors que Harry avait attrapé le Vif d'or en moins de cinq minutes, l'équipe proposa de faire la fête pour célébrer leur victoire. A leur grande surprise, le Capitaine refusa de se joindre à eux, déclarant qu'ils devaient rentrer, lui et son épouse. Une fois qu'il fut parti, les joueurs échangèrent des regards graves.
«Il va laisser tomber, lâcha Josh avec colère.
- Ne dis pas de bêtise, râla Setsuko. Pourquoi Harry arrêterait-il ? Nous sommes à deux ans du mondial.
- Peut-être, mais Josh a raison, dit Gabrielle avec tristesse. Harry a de nouvelles responsabilités à présent et courir par monts et par vaux alors que votre femme est enceinte n'est pas très raisonnable.
- Il n'a jamais été raisonnable, fit remarquer Ali.
- Il l'est bien plus que tu ne le crois, grogna Ledaral. Quelqu'un doit savoir. J'y vais.»
Et avant que l'équipe ait dit quoi que se soit, il partit pour rejoindre Les Porte De La Paix, la maison des Potter.
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Harry était occupé à faire du thé et Ginny prenait un bain lorsque Ledaral arriva. Toujours habillé de sa robe de Quidditch, le batteur fixa son capitaine occupé à sortir une tasse pour lui d'un air indiffèrent, comme toujours.
«Alors, commença Harry. Que me vaut cette surprenante visite ?
- Comme si tu ne le savais pas, grogna Ledaral d'un ton froid en prenant la tasse que lui tendait l'attrapeur.
- L'équipe s'inquiète par rapport à la naissance de mon futur fils, n'est-ce pas ?
- Et il y a de quoi ! Franchement Harry, nous aimerions savoir. Vas-tu abandonner l'équipe ?»
Harry prit quelques minutes pour réfléchir, puis répondit :
«Oui.»
Puis après quelques secondes d'hésitation :
«Mais vous n'avez pas à vous inquiétez. Je ne partirais pas avant au moins deux ans, et pas sans vous avoir trouvé un autre attrapeur.»
Ces derniers mots arrachèrent un sourire à Ledaral (!!!).
«Je me doutais que tu répondrais ça et j'approuve ton comportement.
- Vraiment ?
- Oui. Si je devais être père, c'est également ce que je ferai. Et ce qui nous inquiétait le plus était d'aller au mondial sans notre capitaine et sans le meilleur attrapeur du monde.»
Un sourire narquois apparut sur les lèvres de Harry.
«Un compliment de Ledaral Arimiel vaut son pesant d'or», railla-t-il. Ce dernier éclata de rire.
«Peut-être oui, mais ne le dis à personne, je perdrais ma réputation d'homme le plus froid du monde.»
Harry sourit et hocha la tête. Sans un au revoir, Ledaral se leva et s'approcha de la cheminée. Dans une explosion de flammes vertes, il partit rejoindre ses camarades, laissant Harry seul, plongé dans ses pensées.
Quand Ginny lui avait appris qu'il allait être père, jamais il n'avait été plus heureux. L'idée l'enchantait ! Plus que tout il espérait qu'il ressemblerait à Ginny ! Il voulait aussi que son fils soit heureux et qu'il devienne quelqu'un de bien. Son fils. Il n'en était pas sûr, mais les sages-femmes avaient dit que ce serait un garçon et elles se trompaient rarement. Et puis qu'importe, il serait tout aussi heureux d'avoir une fille, du moment qu'elle était sa fille et celle de Ginny, c'était tout ce qui le préoccupait. Et pourtant, depuis une semaine, Harry se sentait triste. Comment pouvait-il être un père ? Lui-même n'avait même pas de souvenirs du sien, si ce n'est ses cris avant de mourir.
Se levant doucement, Harry monta au premier étage. Il s'arrêta quelques secondes pour écouter Ginny qui chantonnait joyeusement dans la salle de bain avant de rejoindre sa chambre. Là, il ouvrit sa garde robe dans laquelle il avait rangé, dans un coin, les albums photos. Il dut soulever un épais carton avant de parvenir à trouver l'album que lui avait offert Hagrid durant sa première année. A peine l'eut-il ouvert qu'une photo de ses parents apparut. Il s'agissait de son père et de sa mère, le tenant dans leurs bras et lui faisant signe.
«Si seulement», murmura Harry.
Deux bras blancs entourèrent ses épaules. Se retournant vivement, il fut surpris de voir Ginny, les larmes aux yeux. Elle était drapée dans une serviette éponge bleu marin et ses longs cheveux dégoulinaient encore d'eau. Harry la serra contre lui, trouvant refuge dans cette étreinte.
«Ils te manquent encore, murmura la jeune femme à son oreille.
- Oui.»
Harry marqua une seconde d'hésitation, puis :
«Ils me manqueront toujours.»
Ginny resserra ses bras au tour de son cou. Harry avait l'impression d'étouffer, mais il s'en moquait. La chaleur du corps de Ginny contre le sien était le plus grand réconfort du monde. Il eut tout à coup envie de tout sortir, enlever tout ce chagrin qui était si souvent resté enfermer en lui.
«Je suis heureux Ginny, lui dit-il en se séparant d'elle et en la fixant dans les yeux. Le plus heureux des hommes. J'ai une femme merveilleuse, je suis un grand joueur de Quidditch et je vais réaliser mon plus grand rêve en affrontant les plus grands joueurs de Quidditch du monde dans deux ans. Je serais bientôt père. Mais malgré tout ce bonheur...
- Il y a un vide, murmura la jeune femme.
- Oui.»
Le silence envahit la pièce. Ginny avait appuyé la tête contre son épaule et contemplait leur reflet dans le miroir appuyé contre la commode qui se trouvait juste en face d'elle.
«Si seulement j'avais pu au moins le voir. Lui parler. Mais non, je ne l'ai jamais vu, je ne sais pas du tout quel genre d'homme il était. J'ai une vague idée des dires de Sirius et Remus, mais ce n'est pas la même chose.»
Harry leva les yeux vers son reflet. Le portrait craché de son père. On lui avait tant répété cette phrase. Puis il regarda les yeux de Ginny. Ces yeux bleu foncé et si beaux. Ces yeux qui l'emplissaient de bonheur chaque fois qu'il les voyait.
Il eut un soupir, puis souleva Ginny dans ses bras. Bien que celle-ci fut surprise de son comportement, elle n'osa sourire ni protester, la tristesse dans le visage d'Harry étant trop grande. Il l'étala sur le lit et ôta ses vêtements. Bien vite, Harry se retrouva nu, la tête sur son épaule.
Ginny savait ce que ça voulait dire. Elle tendit la main et éteignit la lumière.
«Nox Totalis» dit-elle ensuite. Et alors, toutes les lampes de la maison s'éteignirent. Installé dans le noir, la main parcourant la chevelure de son époux, Ginny finit par s'endormir dix minutes après qu'Harry ait plongé dans le sommeil, sous la caresse des doigts de Ginny dans ses cheveux.
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Quand ils se réveillèrent le lendemain matin, Harry se trouva bien plus joyeux que la veille. Il s'excusa auprès de Ginny de sa mélancolie et sauta d'un côté à l'autre en disant qu'il devait aller s'entraîner avec son équipe, ou les Canons les battraient.
«Ils sont nuls, fit remarquer Ginny.
- Six sont nul, mais ils ont un attrapeur remarquable.»
Et sur ses mots, après un tendre baiser et la promesse qu'il rentrerait tôt, Harry partit pour s'entraîner. Cela faisait déjà deux heures qu'il s'entraînait d'arrache pied avec son équipe (dans tous les sens du terme vu qu'il s'était attaché des poids d'entraînement qu'il avait reçu à son anniversaire ; ceux de dix kilos), quand le téléphone portable de Setsuko sonna (la Japonaise ne s'en séparait jamais). Malgré les protestations de son capitaine qui lui disaient de ne pas aller décrocher, celle-ci fila vers le banc où elle avait laisser son portable.
Quelques minutes plus tard, elle fendit le ciel à la poursuite de son capitaine en lui disant de s'arrêter.
«C'était Ginny, lui dit-elle précipitamment. Elle te demande de rentrer immédiatement !»
Harry ne se le fit pas dire deux fois. Avant même d'être descendu de son balai, il transplana chez lui. Il apparut six mètres au dessus de sa maison !! Légèrement gêné par son étourderie, Harry descendit et prit pied au sol, où il eut un mal de chien à marcher avant de s'apercevoir qu'il avait encore ses poids d'entraînement, qu'il n'enleva pas, trop inquiet pour Ginny.
A peine entrée fut-il accueillit par Dumbledore, qui le regarda avec amusement.
«Du calme mon garçon, tout va bien !
- Tout va bien ? Mais. Ginny.
- Je vais bien, dit la concernée en arrivant, un sourire aux lèvres.
- Et si nous allions nous asseoir !», proposa Dumbledore qui tentait de contenir son fou rire.
Ils allèrent s'installer dans le salon où Harry fut surpris de découvrir Ron, Hermione, Sirius et Remus.
«La raison pour laquelle nous t'avons appelé est très simple, commença Dumbledore. Je suis passé ce matin en sachant exactement quelle conversation j'allai avoir avec Ginny. Et comme je l'avais prévu, elle me parla de ce qui s'était passé hier soir.
- Mais comment...
- Laisse-moi terminer Harry, le coupa Dumbledore d'une voix douce, mais autoritaire. Bien reprenons. Ginny me raconta donc tout ce qui s'était passé la veille et j'ai décidé de remédier à la situation.»
Au sourire de tous ses amis, Harry comprit qu'ils savaient déjà ce dont parlait Dumbledore, aussi tourna-t-il un regard interrogatif vers son ancien directeur.
Voyant qu'il avait toute l'attention d'Harry, le vieil homme déclara :
«Que dirais-tu de rencontrer tes parents ?»
Sur l'instant, Harry resta pétrifié, puis, il ouvrit des yeux gros comme des balles de ping-pong. Des questions fusaient dans sa tête, mais il était trop stupéfait pour parler.
«Ce que je te propose, finit par dire Dumbledore avant qu'il ne parle, ce n'est pas de les faire revenir à la vie, ni même d'appeler leur esprit, non, ce dont je parle, c'est de remonter le temps.
- Le temps ? finit par dire Harry qui n'en croyait pas ses oreilles.
- Oui, le temps. De retourner 25 ans plus tôt, si tu préfères.»
Harry resta figé pendant cinq minutes. Remonté le temps ? De 25 ans ? Quel âge aurait ses parents ? La réponse vint de suite : 15 ans. Mais pourquoi diable l'envoyer rencontrer ses parents alors qu'ils n'avaient que 15 ans ?
«Je pourrais très bien t'envoyer les rencontrer alors que tu n'étais qu'un bébé, quelques mois avant leur mort, mais ça ne serait pas un voyage très joyeux, car cela voudrait dire rencontrer tes parents et les laisser espérer une vie heureuse alors qu'ils sont condamné à mourir.
- Mais à 15 ans, ils ont le même espoir, non ?
- Oui, mais à 15 ans, ils ne sont pas du tout conscients du danger qui plane sur leurs têtes et ne s'inquiètent pas de leur futur, plongé dans l'insouciance de l'adolescence. Tandis qu'à 20 ans, tout est diffèrent.
- Ce ne sera pas plus un voyage heureux, fit remarquer Harry. Comment diable pourrais-je les regarder en face en leur cachant leur mort ?
- Il est vrai que ce ne sera pas chose facile, mais c'est pourtant ce que tu devras faire. Je ne t'envois pas là-bas pour changer l'avenir, mais parce que tu pourras le construire.
- Je ne comprends pas.»
Dumbledore eut un sourire indulgent. Il se leva lentement et prit un vieil album qui était posé sur la petite table de salon. Il l'ouvrit, le feuilleta, puis le tendit à Harry en disant :
«Ceci, mon cher ami, est l'album de promotion de 1975. La page que je te montre est celle qui contient les photos des professeurs de l'école. Pourrais-tu regarder celle du professeur de Défense Contre les Forces du Mal ?»
Harry s'exécuta et sursauta lorsqu'il se vit, faisant de grand signe de la main. Il releva la tête et fixa le professeur Dumbledore d'un air incompréhensif. Puis il rebaissa la tête et lut :
«Professeur Harry McDrell. Dit le meilleur professeur de DCFM de Poudlard depuis bien longtemps. Nous vous regretterons tous. Bonne route, les élèves de septième année de Poudlard.» Harry releva la tête et fixa Dumbledore, la bouche ouverte.
«Et vous me le dites seulement maintenant, bien sur, railla l'attrapeur.
- Que veux-tu ? Si je te l'avais dit avant, tu n'aurais jamais eut cette conversation avec Ginny. Et elle ne m'en aurait jamais parlé, donc, je n'aurais jamais eu cette idée ! Vois-tu comme le temps est compliqué ? Et pourtant, tu vas remonter le temps. Tu n'as pas le choix, tu VAS être le professeur de DCFM de 1975. Sirius et Remus t'ont connu avant même que tu ne naisses, bien qu'aucun des deux ne soient au courant.
- Et mes parents ? demanda brusquement Harry en se tournant vers Sirius.
- Que je sache, non, mais ils ont toujours eut l'air d'en savoir plus sur le professeur McDrell que nous, et quand Remus et moi parlions de toi durant notre sixième et septième année, il n'était pas rare qu'un sourire rêveur apparaisse sur le visage de James. Quand à Lily, elle semblait radieuse. Je crois qu'ils ont su, mais ils ne nous l'ont pas dit. Pour une raison qui m'échappe, ils l'ont gardé secret. Mais ils ne devaient savoir que ton identité et pas ton histoire, car James n'est pas du genre à laissé l'Histoire se faire en sachant qu'il va mourir à cause d'une saleté de.
- SIRIUS, interrompit Remus d'un air outré.»
Le concerné haussa les épaules et un sourire sadique apparut sur ses lèvres.
«Malgré notre rencontre, ce n'est qu'aujourd'hui que j'ai compris la vérité et je t'avoue que je trouve ça plutôt drôle. Quand je pense qu'au début de l'année, nous t'avons soupçonné d'être un mangemort.»
Sirius regarda Remus d'un air rêveur, et tout deux finirent par éclater de rire.
Harry, lui, ne savait plus quoi penser. Il se sentait un peu perdu. Remonter le temps, ok. Rencontrer ses parents et ne rien leur dire, ok. Mais en parler avec Sirius et Remus qui savent déjà tout alors que lui ne sait rien, c'était vraiment bizarre. Il sursauta soudain, et fixa Dumbledore d'un air courroucé.
«Il n'est pas question que j'abandonne Ginny ici alors qu'elle.
- Oh, mais Ginny va vous accompagner !
- Comment ? demanda Harry d'un air surpris tandis que son épouse souriait d'un air joyeux.
- Regarde encore l'album, mon chéri, lui dit-elle tout aussi joyeusement que son sourire.»
Harry baissa la tête et tomba sur la photo de Ginny. Souriante, elle faisait également des signes de la main. Ses cheveux étaient attachés en natte, comme à son habitude. En dessous était écris : «Ginny McDrell : l'assistante en infirmerie la plus chanceuse du monde, vu qu'elle a mis la main sur l'homme le plus génial du monde. Nous espérons de tout coeur que votre famille et vous allez bien et nous vous regretterons énormément. Les élèves de septième année de Poudlard.»
«Est-ce un impression ou j'étais fort apprécié ? demanda Harry avec un léger sourire.
- Tu étais fort apprécié, confirma Sirius. Et par tout le monde. Mais c'est vrai que la gente féminine de Poudlard avait un léger faible pour tes petits airs mystérieux.»
Harry sourit encore plus et lança un regard en coin à Ginny qui fit une moue mécontente qui dissimulait mal son sourire.
«Quand vais-je partir ? demanda finalement Harry.
- Le 31 août ; du moins, c'est ce jour-là que tu t'es présenté à moi.» Harry fronça soudain les sourcils.
«Je ne peux pas partir, lâcha-t-il soudainement. Et l'équipe ?
- Il n'y a aucun problème de ce côté-là, intervint Ron. Ton dernier match à lieu dans une semaine, soit dix jours avant ton départ. Les affrontements n'ont pas lieu avant un an, ça te laisse donc un an de liberté. Quand aux entraînements, tu auras les week-end pour les réaliser et ton équipe pourra se débrouiller seule. Et puis, tu peux revenir pendant les vacances.»
Harry hocha la tête d'un air pensif, puis ses yeux se posèrent sur Hermione et sur son ventre qui commençait déjà à s'arrondir (Comment j'ai fait pour ne pas le remarquer plus tôt ???).
«Mais pour mon (ou ma) futur filleul ?»
Hermione eut un ricanement.
«D'abord, c'est une fille, fit remarquer le professeur de Métamorphose de Poudlard. Ensuite, le moyen que tu vas utiliser permet d'envoyer des messages. Aussi, dès que ça commencera, Ron doit t'envoyer un mot pour t'ordonner de rappliquer.
- Et puis-je savoir quel est le moyen de "transport" ?»
Dumbledore se leva et sortit un paquet de quinze centimètres de haut et de dix de large. Il déballa l'objet, découvrant une lanterne en argent. Elle était incrustée de lignes vert émeraude sur les côtés et sur le dessus du couvercle était représenté un sablier en or. Au dessus du sablier se trouvait un bouton en métal.
«Pour voyager, expliqua Dumbledore, il suffit d'allumer la chandelle et d'appuyer sur le bouton en fer en indiquant le lieu et la date. Et pour envoyer un message, il suffit de l'écrire sur un parchemin, de le mettre dans la lanterne, d'allumer, et de dire le lieu, la date et la personne.»
Ainsi fut mit sur pied le projet "voyage". Il était convenu que Harry et Ginny partiraient dans le passé le 31 août et se rendraient à Poudlard en se proposant comme professeur pour Harry et comme assistante à Mme Pomfresh pour Ginny. Harry reviendrait lors des vacances pour entraîner son équipe et lors de la naissance et du baptême de la fille de Ron et Hermione. Ginny devait accoucher en 1975, mais Harry devait envoyer un mot dans le futur, signalant, le nom, la date, l'heure et le poids du bébé de façon à ce qu'il soit déclaré dans leur époque. Ron et Hermione avaient aussi proposé de leur faire une petite visite avec Sirius lors d'un week-end pour rencontrer le nouveau Potter.
Seule la famille proche fut mise au courant, c'est-à-dire la mère et le père de Ginny ainsi que Hagrid ('Il me semblait bien que le professeur McDrell et toi vous ressembliez fort !'). L'équipe, comme tout les autres qui n'étaient pas dans le secret, furent informé que Harry partait en voyage, pendant lequel il ne reviendrait que pendant les vacances. Aucun ne se plaignit, mais tous voulurent savoir où Harry et Ginny partaient, mais ceux-ci restèrent obstinément mystérieux.
Le dernier match permettant à l'équipe d'Harry d'être l'équipe nationale d'Angleterre eut lieu le 21 août 2000. Les Canons se firent massacrer par les Eclairs (le nom de l'équipe !!) et ils furent donc lancés pour le mondial, qui aurait lieu deux ans plus tard.
Le jour J arriva et le 31 août, le peu de personnes au courant du voyage de Harry,se tenaient dans le salon des Portes De La Paix. Harry et Ginny n'emportaient que le stricte nécessaire : de l'argent, leurs faux papiers, des vêtements, la cape d'invisibilité et la carte du maraudeur, du parchemin, Hedwige (qui voulait à tout prix les accompagner), le balai d'Harry (il s'entraînerait quand il pourrait le week-end) et une photo de leur mariage, sur laquelle figuraient Ron, Hermione, Sirius, Remus, Fred, George, Percy, Bill, Charlie et leurs épouses, Hagrid, Molly et Arthur Weasley et bien sur Dumbledore ainsi que Rogue, McGonagall, Flitwick et Chourave. La photo avait bien sûr été enchantée pour que seuls Harry et Ginny voient les autres personnes. Si un étranger la regardait, il ne verrait que Harry et Ginny lors de leur mariage, posant seuls.
Après quelques adieux déchirants, Harry et Ginny se dirigèrent vers la lanterne. Ils pointèrent leur baguette magique sur l'objet et dirent d'une même voix : Lumos. Ce ne fut pas leurs Baguettes qui s'allumèrent mais la chandelle. Posant la main sur le bouton de fer, Harry indiqua clairement : «Le 31 août 1975, à côté de la cabane hurlante !». Une lumière dorée les entoura et dans un pop sonore, ils disparurent.